ASSOMPTION.

Aurore du jour nouveau qui a vu se lever l’Astre de Lumière du monde, (Jn9, 5), Verbe Éternel du Père qui était  au commencement de toutes choses,(Jn1,1),Marie, la Sainte Vierge, après son pèlerinage terrestre, fut élevée, corps et âme à la gloire du ciel. Ainsi est-elle devenue Reine de l’Univers. Mais surtout, et avant tout, elle est :

 

Servante du Seigneur. (Luc 1, 38) Du reste, c’était déjà, par cette dénomination que la Sainte Vierge avait conclu la rencontre avec l’archange, Gabriel, venu lui annoncer le projet de Dieu. Ce statut de servante ou serviteur, est au coeur même de l’enseignement vigoureux de Jésus à l’adresse de ses disciples : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. »(Marc 9,33-36) Bien plus encore, comme toujours, Jésus s’applique à lui-même cette exhortation à servir au point d’en faire, un des objectifs de sa mission salvifique : « Ainsi, dit-il, le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. » (Mt 20, 28) Loin d’être une simple exhortation, Jésus lui-même, en donne l’exemple suprême le Jeudi saint. Il  sortit  de table, prit de l’eau dans un bassin et se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge dont il était ceint (Jn 13, 4) Immense geste d’amour, car « l’amour rend service et ne s’enfle pas d’orgueil. » (1Co13, 4) Jésus nous indique ainsi notre vocation chrétienne : SERVIR. Mais il est encore plus beau de le faire dans la demeure de la joie dont l’oxygène a pour nom :

 

Sourire. Non loin de nous, à Lisieux, Marie, la Sainte Vierge est invoquée à juste titre comme «  Notre Dame du Sourire. » Elle a redonné à Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, gravement malade, le trésor de la santé, par ce sourire gracieux de Mère, si proche et si délicate. S’il est vrai que tous les hommes et femmes ne disposent pas de grandes richesses, il est tout aussi  vrai que nous tous, nous avons  un trésor unique à notre portée : le sourire. À propos de ce dernier, l’Abbé Pierre disait : « Un sourire coûte bien moins cher que l’électricité et donne plus de lumière. » Cette lumière qui facilite le discernement dans les multiples situations de la vie que nous avons à assumer. Voilà pourquoi,« le sourire permet de regarder bien en face nos difficultés quotidiennes sans les exagérer, nos soucis sans les enfler, les déceptions sans les grossir, nos états d’âme sans les monter en épingle. Quand quelque chose ne va pas, il faut sourire, c’est si facile et cela arrange tant de choses. » Cette méditation du Père Gaston COURTOIS a la vertu de nous démontrer que le sourire n’est pas du tout l’attitude des faibles, des naïfs qui fuiraient la réalité et sa dureté. Au contraire, il sollicite en nous la force de poser sur le monde les yeux du Christ. Bref « c’est un rayon lumineux parti du visage de Dieu et qui dit à l’étranger qu’il est reconnu et accepté comme un frère. » selon les mots du CARDINAL SUENENS. Si sourire et servir vont ensemble, la Vierge Marie est notre Modèle. Elle qui sut dire :

 

Oui. À notre Dieu, par l’archange et pour le salut de l’humanité, la Sainte Vierge  a dit oui. Fiat !  Oui est plus qu’un mot. Certes, il ne contient que trois lettres en français et en Anglais mais il est de très haute portée sacramentelle, évangélique, liturgique, christologique, prophétique. Il est essentiel et existentiel. Il ouvre la porte des sacrements qu’est le baptême, quand il y est dit « Oui, je crois ! » Il couronne l’amour dans le consentement des mariés qui se disent : « Oui, je te reçois comme époux, épouse et je me donne à toi. » Il consacre l’oblation de soi dans la Profession religieuse : « Oui, je le veux ! » Il fonde la mission sacerdotale et pastorale par ce même : « Oui… par la grâce de Dieu. »  Il s’agit donc, dans le oui, d’une adhésion de foi amoureuse et de disponibilité généreuse pour servir à la suite de Jésus par qui nous disons à Dieu : « Oui. Amen. (Ap1, 7/ Mt5, 37/Lc23, 3/ Jn,11, 27) Grâce à son Oui, elle est devenue :

 

Mère de Dieu (Theotokos) en grec. Mère de l’Église qu’elle continue d’enfanter par la foi de celles et ceux qui sont fils et filles dans le Fils Unique du Père. Car elle est donnée comme Mère au disciple par ces mots : « Voici ta mère ! » (Jn19, 26) Mère des Vivants, par son Assomption. Modèle de foi, d’espérance, de charité, de courage et de persévérance dans les tempêtes de la vie, Marie, la Vierge « est devenue pour nous, dans l’ordre de la grâce, notre Mère. » (Vatican II, LG 61). Elle est la femme éternelle qui a donné corps au Verbe Divin :

 

Parole. La joie et l’allégresse de sa cousine Élisabeth trouvent leur expression dans ce cri de béatitude : « Bienheureuse celle qui a cru en l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part de Dieu. »(Lc1, 45) Cette Parole divine, c’est le Christ Jésus et son message. C’est aussi la Bible. Tout le monde peut y avoir accès grâce aux nouvelles technologies, aux nouvelles éditions toujours plus adaptées à chacune et à chacun. Puissions-nous la lire et la méditer plus encore. Car en elle, il y a  le chemin, la vérité et la vie (Jn 14,6).  Or, vivre, c’est agir. Il est donc logique que la Sainte Vierge ait dit aux disciples  à Cana :

 

Tout ce qu’il vous dira, faites-le (Jn2, 5). C’est là, le thème choisi cette année (2018) dans le cadre du pèlerinage annuel, national et international de Lourdes. Femme de bon conseil, Marie a su porter à son  accomplissement, le premier signe pastoral de Jésus en faveur des mariés. Et ses disciples eurent foi en lui (Jn2, 11). Mais la foi sans les œuvres ne survit pas. Alors encourageons-nous sur le chemin de nos divers engagements :

 

Initiatives et initiation. Les deux vont de pair dans l’éducation, dans l’accompagnement, dans l’engagement social et économique, éthique et politique, intellectuel ou culturel, spirituel et cultuel. Chacune et chacun selon ses moyens, si modestes, soient-ils. Car « on ne peut pas, sous prétexte qu’il est impossible de tout faire en un jour, ne rien faire du tout. » Abbé Pierre (1912-2007) Pour cela, ayons l’honneur et la grâce de celles et ceux qui oeuvrent et  ouvrent, par amour, leur cœur et leurs mains, véritables chemins, d’aujourd’hui et de demain. Ils habitent cette vertu :

 

Optimisme. C’est le frère de l’Espérance. C’est l’oxygène des battants et des vaillants convaincus, par-delà, heurs et malheurs que « la sagesse gouverne toutes choses avec bonheur» (Sg8, 1).

 

Nous sommes heureux, toutes et tous, bénévoles, accueillants et animateurs, équipes d’engagés, membres des conseils économique et pastoral, catéchistes, religieuses et religieux, laïcs ou prêtres de la Paroisse saint Thomas de la Touques, avec toutes ses communes et communautés de vous souhaiter un bel été, dans la joie de la foi , le bonheur de l’amour et  la grâce de la paix. Que Notre Dame de l’Assomption intercède pour nous. Amen !

 

 

 

 

 

 

 
 

 

 

 

 

 

 

Assomption- Edito du mois d'Août.
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