PAROISSE SAINT THOMAS DE LA TOUQUES :

10 Novembre 2019 : XXXII ème Ordinaire.

2 M7, 1-2,9-14//Psaume 16 / 2Th2, 16-3,5 / Luc2, 27-38.

Il est le Dieu des vivants  

Et nous sommes ses enfants.

 

Ce n’étaient pas des incroyants, ni des agnostiques. Ils n’étaient ni des athées ni des ennemis de Jésus. Les Sadducéens dont il est question dans l’évangile du jour, étaient, au contraire des hommes de foi profonde. Ils étaient les descendants du Grand Prêtre Sadoq dont l’influence religieuse et politique était considérable à Jérusalem. (2, R15, 33) 592 av JC. Les sadducéens étaient aussi des lecteurs assidus de la Thora et des cinq premiers livres de la Bible qu’on appelle le Pentateuque. Ils étaient d’un conservatisme strict. De nos jours, on les qualifierait plutôt de fondamentalistes. Ils croyaient en Dieu et dans l’immortalité des âmes mais ne croyaient pas en la résurrection. Pour exprimer leur position ou plutôt leur opposition, ils ont inventé l’histoire burlesque  de la veuve au sept maris. Nous aurions tort de nous gausser d’eux. Puisque plus de deux mille ans plus tard, à notre époque, beaucoup de contemporains pensent qu’il n’y a rien après la mort. Certains croient en la réincarnation, à la métempsychose et d’autres théories du même acabit le thème de ce dimanche c’est la vie : le sens de la vie. Avez-vous remarqué ? Telle une parenthèse qui s’ouvre et se ferme, le dernier mot de la première lecture, c’est la Vie. Le dernier verbe de l’évangile du jour, c’est vivre. L’histoire des sadducéens devient pour nous un cadeau par lequel Jésus nous délivre un beau message, une joyeuse espérance qui porte sur le sens de la vie en TROIS D.

D’abord, la vie de nos frères et sœurs défunts. Qu’est-ce que Jésus en dit ? Dans l’Évangile de ce jour, il déclare qu’ils sont comme des anges. Ils sont libérés des contingences et déterminismes de la vie d’ici. Jésus enseigne aussi qu’il faut éviter les confusions. Il y a une différence entre le monde à venir et le monde actuel. Il appelle nos défunts, d’une belle expression. « Ils sont les héritiers de la résurrection. » La résurrection, c’est un héritage de Dieu auquel nous ouvre, Jésus, le Fils, l’Héritier. C’est un don ; une grâce du Seigneur des Vivants. C’est la vie de Dieu, son domaine, la vie éternelle.

Ensuite, la deuxième dimension du sens de la vie. Elle est la plus importante puisqu’elle révèle, à la fois, la primauté de Dieu et la vocation de l’homme ; lorsque Jésus affirme que Dieu est le « Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac et Dieu de Jacob. »

Chers frères et sœurs, dans ces trois expressions, vous avez la quintessence, le résumé, l’essentiel de tout ce qui donne à la vie, son sens, sa force, sa grâce, sa lumière, sa splendeur, son ampleur sa consistance, son intensité, son éternité.

Voici quelques-uns.

La relation : Il n’est pas Dieu pour lui-même. Pas de vie sans relation.

L’alliance : Il n’est pas de Chrétiens sans l’alliance. La messe nous le rappelle : « Le sang de l’alliance nouvelle et éternelle. »Pas de famille sans alliance, c’est-à-dire, ce pacte d’amour sans retour.

Le don Le fils du don, c’est  Isaac.

La joie : Isaac veut dire : « tu as ri, ou que Dieu sourie. »

La foi : Abraham est déclaré juste par la foi, la confiance en Dieu. L’espérance, la protection : « Garde-moi comme la prunelle de l’œil.» chante  le psaume 16 de ce matin.

La fidélité : Tu me sondes sans rien trouver.

L’écoute : La première demande du psaume 16 : « Seigneur, écoute la justice.

Enfin, le sens de la vie est dans l’accomplissement du bien.

C’est saint Paul qui nous le rappelle dans ses paroles de bénédiction magnifiques. Bénédiction c’est-à-dire, dire du bien. Écouter Saint Paul : « Que notre Seigneur Jésus Christ lui-même et Dieu notre Père, réconfortent vos cœurs et vous affermissent en tout ce que vous pouvez faire et dire de bien. Le Pape Benoît XVI écrivait dans « Deus Caritas est »: « Nous ne participons à un monde meilleur qu’en faisant le bien. Toujours et partout où c’est nécessaire… »

En tout ce que vous pouvez faire et dire de bien

Vous continuez l’œuvre de Dieu, source de tout Bien.

En tout ce que vous pouvez faire et dire de bien

Vous sauvez de la tragédie le monde et ses liens.

En tout ce que vous pouvez faire et dire de bien

L’espérance renaît comme un soleil sans déclin.

En tout ce que vous pouvez dire et faire de bien

Dieu fait de vous pour les autres un véritable soutien.

En tout ce que vous pouvez dire et faire de bien

L’avenir devient un cadeau au quotidien

N’est pas cela le présent du Vivant ?

Il est le Dieu des vivants

Et nous sommes ses enfants.

ALLELLUIA !

Père Jean Parfait CAKPO

 

 

 

Homélie du 10 novembre 2019.h
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