« UNE FEMME VÊTUE DE SOLEIL… » Ap12,1.

 

 

Les évangiles sont discrets au sujet de la vénération populaire et de la piété sincère des disciples de Jésus à l’adresse de sa Sainte Mère, la Bienheureuse Vierge Marie. En effet, les Écritures ne disent rien d’elle, après la Pentecôte. Pourtant, nous savons qu’elle a toujours été présente dans la dévotion des croyants et des chercheurs de Dieu. En atteste la belle prière du « Sub tuum praesidium » (Sous ta garde, ô notre Dame), connue déjà au IIIème siècle. Toutefois, la véritable impulsion à la dévotion mariale est advenue grâce au troisième Concile œcuménique (Éphèse en 431) où l’on décréta que Marie est : «  Mère de Dieu », « Théotokos » en grec.

Dès lors, de nombreuses églises lui seront dédiées. À commencer par celle de Sancta Maria Majorem (Sainte Marie Majeure) édifiée par le Pape Sixte III. (432-440)

Mais il faut encore attendre la fin du Ve siècle pour voir dans la basilique édifiée à Gethsémani, une fête en ce haut lieu censé contenir le tombeau de la Vierge. Cette liturgie appelée la « Dormition » était alors la montée en  gloire de la Mère de Dieu. L’empereur Maurice (539-602) l’imposera à tout l’empire d’Orient. Un véritable prélude à la grande célébration mariale fixée au premier Janvier. Car vers 660, la date du 15 août fut adoptée. Mais sous le pape Serge 1er  (687-702), on parlait encore  de « Dormition ».Le terme actuel d’Assomption n’apparaît en occident  que vers 770.

Toute cette belle histoire connaîtra une double couronne magistérielle dans la définition de l’Immaculée conception, par le pape Pie IX, le 8 décembre 1854, d’une part, et  celle de l’Assomption par le Pape Pie XII le 1er novembre 1950 d’autre part.

Néanmoins, ne nous y trompons pas. L’objet primordial de la foi chrétienne, c’est la dynamique du salut offert en Jésus le Christ, le Fils de Dieu, l’Alpha et l’Oméga. (Ap22,13) Jésus, « de la plénitude de qui nous avons reçu, et grâce sur grâce. » (Jn1,16) Notre attachement filial à la Sainte Vierge Marie, notre immense vénération à son adresse, notre fierté de l’avoir pour Mère, s’inscrivent logiquement dans les paroles invitatoires de Jésus lui-même, au sommet de sa gloire, sur la Croix , lorsqu’il déclare : « Femme, voici ton fils. » et au disciple : « Voici ta mère. » Et depuis cette heure-là, le disciple la prit chez lui. » (Jn19,27)

Il s’agit là, depuis toujours, pour l’Église universelle et pour tous les hommes et femmes de bonne volonté, d’un héritage spirituel dont la beauté brille encore de bonté dans la grâce d’intercession ininterrompue de la Sainte Vierge Marie.

Dans nos vies et nos cœurs, elle n’est nullement en concurrence avec son Fils, l’Agneau immolé, le seul « digne de recevoir puissance, richesse, sagesse, force, honneur gloire et louange. » (Ap5,12) Elle est la Parfaite servante du Seigneur, la première des sauvés, associée à la gloire qui nous attend. Aussi, St Bernard écrit-il : « Le temps est venu de s’adresser à toute chair : ce temps où la Mère du Verbe incarné est enlevée au ciel. Et notre humanité promise à la mort ne doit pas interrompre ses louanges, lorsque, en la personne de la Vierge, la nature humaine - et elle seule - est élevée au-dessus des esprits immortels. » (Sermon 4 sur l’Assomption.)

Bref, de la Terre au Ciel et des Cieux vers la Terre, la Vierge Marie reste fidèlement engagée dans les combats qui sont nôtres, dans la vie quotidienne pour la vie éternelle. « Un grand signe apparut dans le ciel : une femme, vêtue de soleil, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. » (Ap12,1)

 

  

SPLENDEURS COSMIQUES

 

À fleur d’espérance et d’amour sans pareil

Mystérieuse Femme drapée de soleil

Votre âme est le phare de l’aurore à venir

Pour notre monde transi de peurs et torpeurs

Par-delà les ténèbres de tous nos malheurs

Éclosion des vœux de victoires à accomplir !

 

À flanc de serviabilité en éveil

Ô bienheureuse Femme drapée de soleil

Votre prière est d’élévation cosmique

Pour tous les chercheurs du Dieu Saint et Unique

Par-delà les méandres d’itinéraire

Enfantement d’un monde plus solidaire.

 

À flots de grâces pour chacun et chacune Mystérieuse Femme sans lacune aucune

Votre cœur est immense Océan mystique

Pour notre terre en soif de joie prophétique

Par-delà toutes tristesses mortifères

Renouvellement des vies en leur mystère.

 

 

À flots de splendeurs au royaume des anges

Lumineuse Femme digne de louanges

Votre engagement brille comme pupilles 

Pour notre monde et toutes ses familles

Par-delà toutes sortes d’incompréhensions

Rayonnement d’une nouvelle création.

 

Père Jean Parfait CAKPO  

 

 

 

 

« UNE FEMME VÊTUE DE SOLEIL… » Ap12,1.
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